Centre d'Analyse des Politiques Economiques et Sociales   Contact  |  Plan 
 

Présentation

CAPES PHASE I

CONTEXTE DE LA CREATION DU CAPES ET SES RAISONS

Le Centre d’Analyse des Politiques Economiques et Sociales (CAPES) a été créé par décret N°2000/171/PRES du 16 mai 2000. Il est doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est logé administrativement à la Présidence du Faso et opère sous sa tutelle technique. Le Centre est fonctionnel depuis octobre 2001 où le Directeur Exécutif a été recruté et nommé par le Conseil d’Orientation du CAPES et où a démarré le recrutement des cadres et agents.

Un constat de déficit de capacités .
La création du CAPES aura été induite par le contexte et l’environnement des Programmes d’Ajustement Structurels (PAS) dans lesquels s’est engagé le Gouvernement burkinabé au début des années 1990 avec les concours techniques et financiers de la Banque Mondiale (BM), du Fonds Monétaire International (FMI), de l’Union Européenne, de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de plusieurs Agences bilatérales d’aide et de coopération. L’expérience de la mise en œuvre de ces programmes aura vite révélé la faible performance des structures aussi bien celles de gestion que celles de mission due à un déficit, au demeurant bien connu, de capacités professionnelles. Leur insuffisance ou inadéquation se manifestait sous plusieurs aspects, notamment : Efficacité limitée dans la gestion macro économique de l’économie traduite par l’absence, l’inadéquation ou la mauvaise qualité des outils : programmes d’investissement publics médiocres, absence de budgets économiques, etc., Faiblesse des ressources humaines aux plans des profils et des effectifs des cadres disponibles dans les ministères clés et les secteurs prioritaires, Faiblesse de l’organisation administrative concernant particulièrement les systèmes internes de gestion publique caractérisés par :

  • l’inadéquation et les faibles performances des mécanismes d’information, de concertation et de coordination,
  • la faiblesse des capacités opérationnelles des ministères pour mettre en œuvre les décisions prises par le Gouvernement et les stratégies sectorielles,
  • la désuétude des supports logistiques et informatiques, et la faiblesse des produits statistiques disponibles.

Une réponse institutionnelle

Les PAS ont requis un changement de rôle de l’Etat : d’un Etat envahissant et gérant centralement l’économie à un Etat facilitateur et promoteur d’un environnement qui induit davantage d’initiatives privées comme sources de croissance et de développement. Les nouvelles fonctions de l’Etat dans l’économie libérale, telles que voulues dans les PAS nécessitaient que les fonctionnaires habitués au centralisme, acquièrent de nouvelles compétences pour être aptes à assurer de nouvelles missions de facilitateurs dans l’administration publique, en particulier, assurer les tâches relatives à :

  • l’organisation du processus de développement,
  • la régulation économique,
  • l’impulsion et non la direction de l’économie, etc.

Les premières interventions de renforcement des capacités institutionnelles dans les ministères ont concerné, certes, l’ensemble de l’administration mais plus particulièrement ceux en charge des missions décisives et critiques pour le succès des PAS, tels les finances, la santé, l’éducation et la fonction publique. D’où l’initiative de mettre en place un Centre qui apporterait une solution institutionnelle qui fournirait des appuis spécifiques tant publics que privés que de la société civile et qui serait complémentaire aux programmes déjà en cours.

LES OBJECTIFS STATUTAIRES

Le texte qui porte création du CAPES lui assigne quatre objectifs principaux :

  • Aider à la conception et à l’analyse des grandes lignes de la politique économique et sociale à moyen et long terme,
  • Organiser des formations en matière de gestion et d’analyse des politiques, de gestion de programmes et de projets économiques, ainsi que dans le domaine des études prospectives,
  • Améliorer la disponibilité et la qualité des informations et faciliter les échanges d’expériences par la consolidation d’une base de données,
  • Aider à la création d’un réseau d’experts en analyse des politiques économiques et sociales, en gestion des programmes et des projets et dans le domaine de la prospective.

Le Centre apparaît ainsi comme une instance assurant, par rapport aux acteurs concernés, des fonctions d’appui techniques et de complémentarité opérationnelle, notamment, en produisant et en rendant disponibles, sur le marché public et privé, des produits demandés de renforcement des capacités. Ce faisant, le CAPES accomplit une mission centrale d’approfondissement de l’action gouvernementale en matière de renforcement des capacités, dans le cycle de la définition, de l’exécution et du suivi des politiques macro économiques et sectorielles et de réduction de la pauvreté. Il s’agira pour le CAPES de contribuer, en particulier :  A la création d’une masse critique de cadres nationaux pour la gestion économique ;
 A fournir au gouvernement et à l’ensemble des opérateurs économiques les services d’une instance moderne d’analyse et de suivi des politiques économiques et sociales.

LES OBJECTIFS SPECIFIQUES

Objectifs

En vue de consolider les acquis passés, le CAPES se fixe les objectifs suivants pour les quatre années à venir :

  • renforcer ses capacités institutionnelles afin de bien remplir sa mission ;
  • aider à la conception et à l’analyse des grandes lignes de la politique économique et sociale à moyen et long terme ;
  • organiser des formations en matière de gestion et d’analyse des politiques économiques en général et dans les domaines des études prospectives en particulier ;
  • améliorer la disponibilité et la qualité des informations, et faciliter les échanges d’expériences par l’établissement de liens avec les autres centres et structures similaires ;
  • animer le réseau d’experts en analyses prospectives et de politiques économiques et sociales, dans le cadre du projet de gestion des connaissances au Burkina ;
  • développer des partenariats stratégiques avec des institutions et structures intéressées par le renforcement des capacités, à l’effet d’engager des études et des formations conjointes.

LES PUBLICS CIBLES

La présidence du Faso

La Présidence du Faso est constitutionnellement en charge de la définition des grandes orientations de la politique du pays et, par conséquent, elle est impliquée dans la problématique du renforcement des capacités. Son personnel bénéficiera de l’appui institutionnel du CAPES en matière de formation, de recyclage et de perfectionnement pour mieux appréhender, analyser et interpréter les faits économiques et sociaux. Les conditions de travail de ce personnel seront améliorées grâce à l’accès aux techniques modernes de gestion et de traitement de l’information.

La primature

Dans les fonctions de coordination de l’action gouvernementale, la Primature bénéficiera d’appuis ciblés du CAPES, plus particulièrement, dans la définition, le suivi, l’évaluation et la coordination des politiques de développement économique et social. La Primature disposera, en effet, d’outils améliorés de décision et de systèmes d’information plus appropriés qui aideront à la performance des actions du gouvernement.

L’ensemble de l’Administration publique

L’ensemble de l’administration publique bénéficiera des produits du CAPES pour favoriser ou renforcer son passage de la gestion centralisée à la gestion par facilitation et pour améliorer les conditions de travail et les performances des agents publics.

Les acteurs non gouvernementaux

Les acteurs non gouvernementaux, relevant tant du secteur privé, que de la société civile et des collectivités locales bénéficieront aussi des produits analytiques du CAPES pour améliorer leurs capacités à différents niveaux de la gestion des secteurs, programmes et projets de développement et de lutte contre la pauvreté. Ils participeront à l’examen des principaux travaux du CAPES.

ORIENTATIONS PRINCIPALES

Vision

La vision du CAPES c’est d’être un centre de référence en matière de renforcement des capacités, d’analyse et d’évaluation des politiques économiques et sociales. Le CAPES perçoit le renforcement des capacités comme un processus par lequel les acteurs du développement travaillent à créer un environnement favorable au développement de leurs aptitudes à assumer leurs différentes tâches. De par son importance, le renforcement des capacités doit non seulement être une préoccupation nationale à prendre en compte dans tous les programmes nationaux de développement, mais surtout faire l’objet d’un plan d’action stratégique. Dans ce sens, il importe de se focaliser sur l’identification et la centralisation des besoins en renforcement des capacités qui permettront de hiérarchiser les priorités et d’harmoniser les interventions au niveau national en fonction de la demande réelle. Ceci, pour qu’il en découle des activités de recherche et de formation selon les besoins exprimés par les administrations publiques, les acteurs du secteur privé et de la société civile dans leur rôle de mise en oeuvre et de suivi évaluation des politiques économiques et sociales.

Mission

La mission principale du CAPES est de contribuer, en tant qu’outil d’accompagnement du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), au renforcement des capacités de l’ensemble des acteurs du développement (secteurs public, privé et société civile) à travers la constitution d’une masse critique de compétences dans les domaines de la gestion, de l’analyse et de l’évaluation des politiques économiques et sociales.

Principes directeurs

Le CAPES est un centre opérationnel de recherche qui met un accent particulier sur le caractère pragmatique des activités qu’il entreprend. Son mode d’intervention lui impose de nouer des partenariats avec tous les acteurs de gestion du tissu socioéconomique burkinabè afin d’éviter les duplications inutiles. Aussi, par souci d’efficacité, le CAPES adopte les principes de complémentarité, coordination et synergie dans l’action, de subsidiarité, d’opérationnalité des initiatives, d’approche basée sur la demande et d’adéquation des actions avec l’environnement.